L’écervelée et la gourmande, l’objet du désir d’un week-end  du 14 juillet pluvieux.

La gourmande, goulue et affamée, s’entortille chaudement autour d’un bâtonnet de chocolat. Elle le camoufle jalousement d’un feuilleté jaune doré pour empêcher quiconque d’approcher son précieux butin. L’écervelé, tête en l’air, ne pense à rien. Elle a beau prendre un air salin pour vous narguer, iodée comme elle est, il en faudra plus pour vous tromper.

Mais nous ne sommes pas nées de la dernière pluie ! A d’autres mesdames ! Entre les pins du Ferret, nous finirons bien par vous trouver…

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Il est des discussions qui sont exclusivement réservées aux soirées de filles. Premièrement, parce qu’elles n’intéressent aucunement les hommes et deuxièmement parce que, sur le fond, ils n’ont pas vraiment envie de savoir.

De nombreux sujets sont concernés, mais, sans aucun doute, celui sur notre « duvet » tant détesté en fait plus que partie. Epilation orientale, longue durée, douloureuse, définitive, à cire chaude ou froide, nous pouvons aisément débattre des heures durant sur l’(in)efficacité de la méthode employée. Une discussion degynécée qui devrait rester éloignée des oreilles sensibles de ces messieurs.

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On rêve tous d’avoir un ami photographe, comme on rêve toutes d’avoir une copine qui bosse chez Vuitton (pour les ventes privées) ou un amoureux pilote d’avion (parce que c’est très sexy). C’est ainsi. On n’y peut rien.

Mais le photographe a un talent tout particulier auquel on ne pense jamais assez. Il sait « sublimer ». Même si vous avez l’habitude d’être affreuse sur tous les clichés, lui réussit toujours à faire quelque chose de votre sourire figé ou de votre moue crispée. Ok, cela peut être parfois un peu conceptuel (des fondus, des flous, des collages) et peu ressemblant (l’astuce justement ?), mais cela donne l’illusion que oui, pour une fois, votre frimousse est plutôt à son avantage et le rendu est enfin flatteur.

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Une discussion animée, le niveau d’une bouteille de vin blanc qui descend à vive allure et de grands éclats de rire… Autrement dit, un vendredi soir qui commence fort.

Je crois qu’il a fallu que l’on manque d’éborgner le serveur, à force de parler avec de grands gestes exaltés, pour réaliser que le temps courrait et que notre ventre commençait à nous en vouloir terriblement de le délaisser ainsi. Il faut se rendre à l’évidence, quand le geste dépasse la parole, il est grand temps de s’arrêter. Entredeux pouffements d’adolescentes et de « conventionnelles » excuses, nous réglons le pauvre garçon apeuré et filons chercher de quoi nous restaurer.

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« Un jour mon prince viendra … ». C’est bien joli les contes pour enfants, mais en attendant, le dit prince charmant n’a toujours pas pointé le bout de son nez. Encore un qui sait se faire attendre. Espérons simplement qu’il aura la jugeotte de se faire connaître avant 2028 pour m’épargner des années à m’empiffrer de pommes Pink Lady en priant pour que l’une d’entre elles soit enfin empoisonnée(E-coli??)

Pourquoi des pommes empoisonnées? Quel lien incongru avec le prince ? C’est pourtant simple, on me dit souvent que je ressemble à Blanche Neige : les cheveux noirs ébène (ok, plutôt châtains foncés), la peau blanche comme la neige (exception faite de quelques tâches de rousseur parsemées) et les lèvres rougescomme le sang (j’ai un excellent rouge Chanel à vous conseiller). Alors je rêve un peu… Non pas d’une robe jaune et bleue aux manches ballon, trop démodée, ni des sept nains qui ronchonnent, éternuent et donnent des leçons ; mais plutôt d’un Prince Charmant qui viendrait me chercher sur son grand étalon blanc.

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Je suis une fricotine…  STOP! J arrête immédiatement les gros malins qui s’imaginent lire entre les lignes et qui, très fiers d’eux, chantonnent railleusement un vieil air de Mylène Farmer dont je tairai les paroles… Non, non, je ne suis pas libertine, j’ai bien dit “fricotine”, qui fricote, en bonne épicurienne urbaine.

Effectivement, ces jours-ci je vis une vraie boulimie de revues. De chocolat aussi, mais surtout de revues. Parmi la pile affalée au pied de mon lit, s’échappe une bouche recouverte de gloss, l’appétissante couverture du dernier numéro du magazine Fricote. Dans le dit numéro, on fait l’apologie de la « Street Food », on raconte comment le « Take Away » est devenu assurément tendance et que finalement, même les plus grands peuvent avoir une démarche « gastrosandwichstique » totalement assumée.*

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Si quelqu’un m’avait dit qu’il existait des vendeurs de tapenade véreux, je ne l’aurais sans doute pas cru.

Comme quoi, il y a des personnalités dont on ne soupçonnerait pas l’existence : la dernière conquête de votre meilleure amie qui s’avère être un pervers narcissique, votre secrétaire d’état qui n’est en réalité qu’un fétichiste des pieds (encore un !) et ce type sur qui vous avez discrètement flashé alors qu’il vous confiait dans le creux de l’oreille être un agent très très secret, celui-là n’est sans doute qu’un mythomane dégénéré et vous une simple naïve écervelée. Va savoir !

Mais tout de même, le vendeur de tapenade véreux, vraiment, on y aurait pas songé. Un peu comme on n’aurait pas imaginé une parisienne avec un canotier sur la tête et des baskets aux pieds. Cependant la rencontre de ces deux « individus » atypiques donne une scène agréablement surréaliste, qui s’intègre parfaitement dans un thème années 30.

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